Paris, le 25/06/2005 au Parc des Princes.
Début des hostilités: 18 heures 30.
1ère partie: WITHIN TEMPTATION
Je ne connaissais que de nom. Très bon concert, très mélodique, porté presque entièrement par la voix majestueuse de la chanteuse. Ce concert m'a donné envie de découvrir la discographie du groupe.
2ème "1ère" partie: DREAM THEATER
Hard Rock progressif. Pour beaucoup, c'est très (trop) technique. Toutes les chansons se ressemblent. Non, en fait, c'est la même chanson qui dure 3/4 d'heure. Difficile d'apprécier quand on est un profane. Le membre du groupe le plus charismatique semble être le clavier chauve. La chanteur a une voix nasillarde (difficile de passer après Within Temptation). Le batteur porte un maillot du P.S.G. (pour séduire les abonnés du parc? Je ne suis pas sûr qu'il soient si nombreux ce soir). Bref, un concert moyen mis à part peut-être les deux derniers morceaux.
A noter un bon accueil du public pour les deux premiers groupes ce qui a dû les ravir.
IRON MAIDEN:
Une très longue attente pour Maiden alors que le décor semblait être déjà prêt. Le public scande le nom du groupe sans succès jusqu'à ce que retentissent les premières notes d'un morceau instrumental. Le groupe jusque là caché derrière la scène apparaît. Tout de suite, Bruce Dickinson focalise toutes les attentions en sautant sur scène tel un kangourou (où plutôt une puce de l'endroit où je me trouve dans les gradins. Heureusement, il y a les écrans géants, pas si géants que çà d'ailleurs).
Les deux premiers titres permettent à l'ingé.son de faire les derniers réglages. Le son est meilleur de morceau en morceau.
Les fans qui se trouvent dans la fosse sont en furie mais moins que ceux qui se trouvent en deuxième rideau qui pogottent en masse sur les nombreux titres hard rock n' roll (plusieurs d'entre eux sont d'ailleurs "raccompagnés" par la sécurité). Ce qui frappe dans le public, c'est à la fois l'uniformité et la disparité. En effet, la moitié des gens arbore fièrement leur tee-shirt Iron Maiden et semblent voué au groupe de Steeve Haris. La disparité est dû à l'âge des fans: de 10 à 60 ans. Certain sont venus en famille.Comme quoi le hard rock peut-être intergénérationnel et n'est toujours pas ringard.
Pour en revenir au concert, Bruce nous annonce que le groupe ne jouera que les morceaux des quatre premiers albums. Stupeur dans le public. Ce sera un concert pour les Die Hard Fans. Le "Live after death" 20 ans après. Les mousquetaires du hard adoptent leus attitudes habituelles. Steve Haris pointe sa basse vers le public, le genoux en avant. Gers fait tourner sa guitare. Murray exécute ses solos sourire aux lèvres. Nico frappe ses fux avec une tête de fou qui apparait de temps en temps sur l'écran géant. Les classiques seront joués ce soir: Run to the hills, The number of the beast, Phantom of the opera, Iron Maiden...
Ceux qui ne comprennent pas Phantom of the opera ne comprennent pas l'esprit d'Iron Maiden (dixit Bruce Dickinson qui pourtant ne chantait pas sur la version originale). Pour ces derniers "F**k off" dit-il.
Bruce utilise I'm running free pour présenter les membres du groupe . Le plus bel hommage est rendu à Nico Mac Brain qui voit se prénom scander par la foule à la demande de Bruce.
Après une pause, un long rappel.
On a eu le droit à un Eddie "Piece of Mind" de quatre mètres qui se battait avec les membres du groupe sur scène. Une tête d'Eddie géante est sortie du fond de scène avec le cerveau apparent en fin de chanson (souvenir d'Hannibal?) Ses yeux rouges disparurent en dernier.De flammes, des explosions...
Les points négatifs: Dream Theater (désolé pour les fans), le son (suffisament fort mais on a l'impression qu'il tourne quand on se trouve sur les côtés), la durée du concert de Maiden (tout le monde aurait aimé qu'ils jouent 4 heures), l'absence de certains titres plus récents comme Fear of the Dark ou Brave New World.
Que dire de plus. Le public semblait ravi. Moi aussi. Bruce a annoncé un nouvel album l'année prochaine et deux concerts à Bercy.
P.S.: Merci à Bruce qui s'est exprimé en français tout au long du concert. C'est tellement rare de la part des anglo-saxons. Respect.