GENESIS - PARC DES PRINCES 30/06/2007

Publié le par Yann

20h00 : Arrivée au Parc des Princes. Le stade se remplie. Je suis placé au fond face à la scène.

La scène est relativement petite et est surplombée d’une surface pixellisée en vague avec deux écrans ovales de part et d’autre sur lesquels défilent des publicités et images de groupes populaires.

Il n’y a pas de première partie au concert ce qui laisse augurer d’un show assez long.

Le public est assez âgé. Des gens sont venus en famille. Pas d’ados pré-pubères ce qui n’est pas un mal.

Le public patiente en formant des olas successives. Bon esprit.

 

20h30 pile (et oui, les seniors aiment les horaires fixes), début du show.

Les musiciens apparaissent sous les applaudissements. Je rêvais de voir Genesis depuis mon enfance et je dois bien avouer que cela me fait quelque chose de les voir en chair et en os.

 

Phil Collins débute le concert à la batterie sur Behind the lines. Derrière l’autre batterie (dorée) Chester Thompson. A la basse, Daryl Stuermer. Et à la guitare et aux synthés, les deux autres membres historiques : Mike Rutherford et Tony Banks.

 

Medley Behind the lines/Duke’s end/Turn it on again. Phil Collins passe de la batterie au chant et force est de constater qu’il chante toujours aussi bien.

 

Le son est bon pour un stade mais je suis bien placé entre les enceintes.

 

La surface derrière la scène se révèle être un écran gigantesque. Tout au long du concert vont défiler sur les trois écrans des images de synthèse, des films et des photos d’époque pour une mise en scène très réussie.

 

Sur No son of mine, une horloge apparaît avec les fameux tic tac rythmant le morceau. Phil Collins chante ce titre avec une conviction particulière.

 

 No son of mine

 

Phil Collins annonce un long morceau composé de vieilles chansons. Suit un nouveau medley : In the cage/The cinema show/Duke’s travel/Aftergow. Sur In the cage, un homme court sur les écrans essayant de s’enfuir (bel effet).

 In the cage

 

Vient ensuite Hold on my heart. Morceau agréable mais dont on aurait pu se passer au profit d’un autre titre.

 

C’est avec Home by the sea/second home by the sea que le show prend toute son ampleur. Phil collins explique que cette chanson parle de fantôme et invite le public à hurler. A nouveau de très beaux effets visuels. Phil Collins passe derrière les fûts sur Second home by the sea. Frissons garantis.

 Home by the sea

S’enchaînent ensuite Follow you follow me/Firth of fifth/I Know what I like. Sur Firth of fifth, Daryl Stuermer nous gratifie d’un superbe solo digne de son prédécesseur Steve Hackett. I know what I like est illustré par des photos et films du Genesis des années 70. Phil Collins reproduit avec son tambourin une danse qu’il effectuait trente ans plus tôt. Amusement du public.

 Firth of fifth

 

I know what I like

Moment d’émotion ensuite avec le très doux Ripples.

Sur Throwing it all away, le public apparaît sur les écrans géants avec des réactions enthousiastes.

 

Mama : titre très attendu par le public. Le décor change : rouge sang. Ambiance plus « chaude ». Phil Collins pousse ses cris à la lumière d’un projecteur en plein figure. Enorme succès.

Mama

Phil Collins joue ensuite avec le public en le faisant se lever pour expliquer le principe des dominos. Le morceau (Domino) me surprend avec un basculement abrupte de la partie calme à la partie plus rythmée, presque techno en l’occasion. Le morceau se finit avec la chute du dernier domino sur l’écran en parfaite synchronisation avec la musique.

Domino

Phil Collins et Chester Thompson entament alors leur habituel Drum duet en commençant à frapper sur des sortes de tabourets. Leur duo est plus court qu’à l’accoutumée. Suit Los endos avec un magnifique jeu de lumière.

Drum duet

Viennent ensuite deux gros tubes : Tonight tonight tonight et Invisible touch avec feu d’artifice final.

Invisible touch

         

Le rappel arrive très vite. On sent que le timing est serré.

Phil Collins revient sur scène avec le pas de danse (ou plutôt de non danse) d’I can’t dance.

Le public est définitivement conquis.

I can't dance

Le concert se termine avec un morceau tenant particulièrement à cœur au groupe - The carpet crawlers - ce qui satisfait les fans de la première heure forcément plus exigeants.

Fin du concert après 02h40 de show avec une pointe de nostalgie.

Fin

Genesis a réussi son retour en donnant un spectacle digne de sa réputation. Certains regretteront le choix des titres (pour ma part, c’est l’absence de The musical box). Tout le monde ne peut être satisfait tant la carrière du groupe est longue. Les gros moyens ont vraiment été déployés sur le plan visuel.

Les musiciens ont montré toute l’étendue de leur talent :

Phil Collins a tour à tour amusé et ému le public, s’exprimant en français. Sa voix était superbe et son jeu de batterie reste inégalé.

Tony Banks a parfaitement maîtrisé son sujet même si on peut regretter son manque d’humanité.

Mike Rutherford a assuré mais ne m’a pas impressionné.

Daryl Stuermer passant de la basse à la guitare lead m’a lui en revanche impressionné par son jeu fluide et sans faute.

Chester Thompson a brillamment secondé Phil Collins à la batterie.

Le public a quant à lui été très enthousiaste surtout après la première demi-heure de show.

Phil Collins l’a qualifié de fabuleux mais il le fait sûrement pour tous les publics.

Le stade était plein à craquer. Le public a fait honneur à Genesis reformé le temps de cette tournée empreinte de nostalgie.

  

Set list :

01 Behind the lines/Duke’s end/Turn it on again

02 Land of confusion

03 No son of mine

04 In the cage/The cinema show/Duke’s travel/Afterglow

05 Hold on my heart

06 Home by the sea/Second home by the sea

07 Follow you follow me/Firth of fifth/I know what I like

08 Mama

09 Ripples

10 Throwing it all away

11 Domino

12 Drum duet/Los endos

13 Tonight tonight tonight/Invisible touch

Rappel:

14 I can’t dance

15 The carpet crawlers

P.S.: Les photos illustrant cet article ont été prises lors du concert de Düsseldorf en Allemagne mais permettent de se faire une bonne idée du show donné à Paris.

Publié dans Chroniques (archives)

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